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Agadir, future destination des formations de l’industrie du pétrole et du gaz en Afrique



La question énergétique est au centre de l’émergence industrielle africaine. Parmi les ressources énergétiques sur lesquelles peut compter l’Afrique il y a le gaz et le pétrole. Le continent noir est une terre de l’or noir. Personne ne peut le nier. C’est pourquoi les géants pétroliers mondiaux spécialisés dans l’exploration ont réussi certaines des plus grandes découvertes de pétrole et de gaz au cours de ces dernières années. Toutefois, le continent noir reste encore sous exploité tant ses réserves en hydrocarbures sont énormes. Certes, le prix du baril est à la baisse depuis pas mal de temps, mais les investissements dans de nouvelles explorations pétrolières et la mise en place de grand projets tel que le gazoduc maroco-nigérian sont à l’ordre du jour. Cependant, pour mieux réussir ses grands chantiers dans le secteur du pétrole et du gaz, l’Afrique doit se doter des ressources humaines qualifiées. Un besoin auquel rares sont les établissements qui peuvent y répondre. À une exception près. Détour !

L’Afrique, terre d’explorations… prometteuses !

Le continent noir est un sol qui promet. C’est pourquoi plusieurs pays africains ont mis le paquet pour attirer l’exploration et les capitaux étrangers : conditions fiscales avantageuses ; incitations à l’investissement ; mis à disposition de tous les moyens matériels et humains pour mener à bien les opérations d’exploration ; etc.

Parmi les pays attractifs en termes d’exploration on peut citer : le Maroc, le Sénégal et le Ghana.

Le royaume chérifien selon les spécialistes jouit de plusieurs avantages pour attirer les explorations. Notamment, une stabilité politique et un code des hydrocarbures façonné pour encourager les explorateurs. En effet, l’impôt sur le revenu des sociétés est à 30%, mais les compagnies pétrolières et gazières en sont exemptées pour une durée de 10 ans. Les redevances aussi sont encourageantes. Elles sont inférieures à la moyenne : 10% pour le pétrole et 5% pour le gaz pour le gaz en ce qui concerne les opérations Onshore et offshore jusqu’à 200 mètres de profondeur (7% pour le pétrole et 3,5% pour le gaz dans les eaux plus profondes).

Le Sénégal quant à lui, en pleine émergence, attend toujours la production de son premier baril de pétrole. Même s’il peut ne pas intéresser trop les explorateurs, son régime juridique et fiscal indique qu’il mérite d’être cité comme exemple. Politiquement stable, le Sénégal dispose d’une loi pétrolière attractive qui établit une redevance de 2 à 10% pour la production de pétrole et de 2 à 6% pour le gaz, plus un impôt sur les sociétés de 30%. Il y a trois ans (2014), Cairn Energy avait annoncé la découverte d’un gisement pétrolier au large des côtes du pays, dans un système de réservoir pouvant contenir presque 2 milliards de barils. Le Sénégal pourrait dans les années à venir s’avérer comme l’une des destinations d’explorations pétrolières africaines les plus prisées.

Quant au Ghana, on sait tous qu’il abrite déjà le super-champ pétrolier Jubilé découvert par Tullow Oil en 2007. Le pays est un marché développé et mature. Concernant le volet incitatif, le taux d’imposition du revenu des sociétés du pays est d’environ 35% et les paiements de redevances progressives établies entre 3% et 12,5% n’encouragent pas trop. Cependant, les découvertes importantes qui y sont faites ne peuvent pas laisser inintéressants les géants mondiaux d’exploration. Interrogés en 2015 pour Petroleum Survey mondial, ils ont placé ce pays comme étant le 2e meilleur marché de pétrole et de gaz en Afrique.

Un potentiel énergétique énorme et varié

Les besoins en énergie au niveau du continent noir sont énormes. Ces besoins ne vont cesser de se voir à la hausse en raison d’une croissance économique située autour de 5%, dans une Afrique qui connait une forte évolution démographique. La plus forte, mondialement parlant. Certes plusieurs obstacles sont encore là : la pauvreté ; des insuffisances en matière de gouvernance ou encore les risques d’un réchauffement climatique supérieur à la moyenne, etc. Ces obstacles peuvent aussi trouver une solution dans la mise en valeur des ressources énergétiques et du potentiel dont jouit le continent à ce niveau. Ces ressources sont considérables : le pétrole, exploité depuis des décennies, le gaz qui a commencé à être valorisé, l’hydro-électricité sous utilisée, et d’immenses potentiels dans le solaire, l’éolien, la géothermie, etc.

Le pétrole, pour ne citer que lui comme exemple, a vu sa part dans la production mondiale dépasser 10% en 2010 et a atteint 20% du volume mondial des exportations. Son exploitation devrait encore progresser vu l’intérêt que porte les majors à ce continent. Au fil des décennies, l’exploitation pétrolière par les majors a fait une place de plus en plus large au « contenu local » de façon à faire bénéficier les pays africains de ses retombées, notamment via la priorité donné au recrutement d’équipes locales et aux formations qui leur sont dispensées. Toutefois, il est important de signaler à ce niveau que les ressources humaines nécessaires pour accompagner ce grand potentiel ainsi que les grands chantiers du continent laissent encore à désirer. Les multinationales font encore appel aux compétences étrangères. Ce qui n’impacte pas positivement le marché de l’emploi continentale. La formation des compétences qualifiées reste donc le talon d’Achille.

Des chantiers colossaux

L’émergence africaine, on le sait tous, passe par la réalisation de grands chantiers dans le secteur énergétique. Les exemples ne manquent pas. Tel est le cas du projet, « Grand Inga », sur le fleuve Congo, en RDC (Congo-Kinshasa), confirmé fin 2015. L’ensemble des unités devrait avoir une capacité de 40 000 MW (soit l’équivalent de 30 réacteurs nucléaires moyens) et coûterait 80 milliards de dollars. L’Afrique du Sud a promis d’acheter la moitié de la production et pourrait ainsi réduire sa très forte dépendance au charbon. Il faudra entre 5 et 10 ans pour qu’il voie le jour.

Même remarque pour Le « Barrage du Millénaire » sur le Nil bleu, en Éthiopie. Après de longues négociations avec le Soudan et l’Égypte qui craignait des perturbations sur le cours du Nil, les travaux ont commencé en 2013 et pourraient en théorie aboutir en 2017, pour une capacité de 6 000 MW. S’il se réalise, le barrage du « Grand Inga » sur le Congo deviendrait le plus grand au monde.

Le troisième exemple, et des plus éloquent, est celui du gazoduc maroco-nigérian. Sans entrer dans le détail du projet, on peut dire qu’il s’agit d’un chantier qui va révolutionner le continent. Dans ce sens, Monsieur Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale au Maroc, avait souligné à propos du projet de gazoduc maroco-nigérian que sa faisabilité « repose sur une forte volonté africaine et la haute expertise ». Par haute expertise, on entend aussi la disponibilité des ressources humaines capables de mener à bien un grand projet pétrolier tel que celui-ci.

Or, les pays africains mettent le paquet pour voir leur continent continuer son bout de chemin vers une émergence industrielle dont le nerf est les ressources énergétiques. Cependant, le volet des ressources humaines, comme on l’a souligné plus haut, a encore du chemin à faire. Les compétences qualifiées pour de tels projets sont souvent des étrangers. La brèche vient du fait que les États africains ne disposent pas ou peu d’établissements spécialisés dans la formation des ressources humaines dans le secteur pétrolier et gazier.

Agadir, destination de la formation dans le secteur pétrolier et gazier

Heureusement qu’au Maroc l’un des plus grands centres au monde ouvrira ses portes d’ici peu pour répondre aux besoins des pays africains comme ceux des autres pays où le besoin s’y ressent. Il s’agit d’Agadir International Training Center. Il  se  positionne  comme  étant le  plus  grand centre  en  Afrique  spécialisé  dans  les  différentes  formations  liées  à  l’Hygiène,  la Sécurité  et  la  Santé  dans  le  monde  industriel  avec  des  formations  telles  que  BOSIET, HUET,  FOET, NEBOSH, HSE,  OSHA….  Son offre de formation comprend des cursus exclusivement dédiés aux profils opérant dans le secteur pétrolier, gazier (Onshore et Offshore) et celui de la sécurité. Des cursus bien taillés pour les grands chantiers industriels qui ont besoin de profils dont les compétences sont certifiées par des leaders mondiaux tels que NEBOSH, HSE, etc.

Ce centre unique dans son genre, qui ouvrira très prochainement ses portes dans la capital du Souss au Maroc, a pour mission de former les compétences marocaines et africaines en premier lieu.  Cela  n’empêche  pas  ses  promoteurs  de déclarer  que  vu  l’excellence  de  leur types  de  formation,  le  centre  accueillera  toutes  les nationalités.

Le montant d’investissement de ce grand projet est de 43 millions de DH. Agadir International Training Center Afrique  qui  dispense  des  formations  certifiés  aux standards OPITO  (Offshore  Petroleum  Industry  Training  Organization).  Mieux encore,  il  est le seul  centre  au  monde  qui  combine  des  formations  Safety  et Industrie.   « Dans but d’asseoir la culture HSE (Hygiène Sécurité Environnement) au niveau de ce continent, OSITA dispense une formation diplômante BOSIET/HUET, certifiée aux standards OPITO (Offshore Petrolium Industry Training Organisation). Cette formation est destinée aux personnes travaillant en  milieu  maritime Offshore désirant acquérir un  diplôme  certifié internationalement,  leur permettant de  travailler au  niveau  national ou à l’étranger », nous déclare Reda  Benhlima, directeur général de ce centre unique dans son genre.

Concernant le pôle industriel, Agadir International Training Center propose des formations techniques et pratiques d’excellence répondant aux standards internationaux. La  première  formation  comprend  les  contrôles  non  destructifs (méthodologie  de  vérification  de  la  qualité  des  fabrications),  destinée  aux futurs agents  de  contrôle  et  des  techniciens  ou  ingénieurs  soudeurs  souhaitant se spécialiser en  la  matière.  Le  deuxième  volet de  la  formation  concerne  l’aspect pratique,  les  professionnels  OSITA  apporteront leur expérience  aux  personnes désirant se  professionnaliser dans  le  métier de  soudeur  ou  de  tuyauteur.  Cela comprend  un  examen de  fin  de  stage  ;  en  cas  de  réussite  cette  qualification internationale  ISO9606  leur offrira  la  possibilité  d’exercer  au  Maroc  et partout dans  le monde ».

Il s’agit donc d’un établissement qui vient combler une réelle brèche dans les formations de ce genre. Les pays africains en tireront pleinement bénéfice. Au lieu de faire appel à des compétences étrangères couteuses, les pays africains qui y formeront leurs ressources humaines créeront une réelle opportunité d’emploi pour les compétences continentales. Ainsi, les grands chantiers industriels, notamment ceux pétrolier et gazier (Onshore et Offshore) auront joué l’un des rôles principaux : créer de la valeur et participer à la création de l’emploi parmi la population locale.


Publié le 17-06-2017 par LA Rédaction


Une réflexion au sujet de « Agadir, future destination des formations de l’industrie du pétrole et du gaz en Afrique »

  1. Lhachimi dit :

    Il faut profiter des cadres marocain exerçant dans le métier de transport de gaz (gazoduc) pour animer des formations, qui vont avec objectif du centre.

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