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La BAD va participer activement au processus d’industrialisation de la SADC



La Banque africaine de développement (BAD) va participer activement au processus d’industrialisation de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe). S’exprimant lors du 37ème sommet de l’organisation, le président de la BAD, Akinwumi Adesina a déclaré qu’il fallait faire avancer les choses. Tout en confirmant le soutien de la Banque, M. Adesina a lancé un appel à l’action en faveur de la fourniture d’électricité, de l’investissement dans l’agriculture, de la lutte contre le changement climatique, de l’industrialisation et de la mobilisation des ressources nationales dans la région.

« L’Afrique ne peut pas se développer dans le noir. Alors que le redressement des prix des produits de base est sur la bonne dynamique et que des réformes macroéconomiques profondes sont de plus en plus indispensables, nous devons relever les défis structurels fondamentaux qui continuent d’entraver la croissance dans la SADC et l’Afrique dans son ensemble », a-t-il déclaré.

La région de la SADC fait face à des défis importants. La croissance du PIB réel de l’ensemble des pays membres est passée de 4,3% en 2010 à 1,8% en 2016. Selon les prévisions, on s’attend à ce qu’elle se redresse à 2,6% cette année. La dette extérieure de la SADC a presque doublé. Le ratio d’endettement (dette extérieure/PIB) est passé de 18,7% en 2012 à 34,7% en 2016.

Outre le secteur énergétique, l’institution place ses espoirs dans l’agriculture. Selon les estimations de la banque panafricaine, la SADC se développerait beaucoup plus vite avec des investissements plus importants dans le secteur agricole. « L’agriculture était le plus grand atout de l’Afrique, mais il est resté largement inexploité », a déclaré Adesina.

Le président de la BAD a aussi apporté tout son soutien aux efforts des dirigeants de la SADC pour faire de l’industrialisation une priorité : « Les nations développées ajoutent de la valeur à tout ce qu’elles produisent, tandis que les pays pauvres exportent des matières premières. L’Afrique ne doit plus rester au bas des chaînes de valeur mondiales : elle doit avancer pour s’industrialiser rapidement afin d’ajouter de la valeur à tout ce qu’elle produit. L’Afrique doit travailler pour elle-même et ses populations, et cesser d’exporter ses richesses ailleurs. C’est pourquoi la Banque africaine de développement accueille et soutient fortement le programme d’industrialisation de la SADC. La Banque fournira un appui pour le développement de zones économiques spéciales, de parcs industriels ainsi qu’un financement par des prises de participation, lorsque cela sera approprié, pour les grandes industries ».

Les ressources requises pour accélérer le développement du continent sont immenses, mais l’Afrique doit également mobiliser les ressources internes. L’Afrique détient plus de 334 milliards de dollars EU dans des fonds de pension, et 164 milliards de dollars EU dans des fonds souverains. Il est estimé que le montant global des fonds de pension de l’Afrique atteindra 1 000 milliards de dollars EU d’ici à 2030. Il est nécessaire que l’Afrique utilise ces investissements institutionnels pour créer des infrastructures indispensables. Pour attirer davantage les fonds de pension mondiaux et les fonds souverains ainsi que d’autres investisseurs institutionnels vers l’Afrique, la Banque africaine de développement a créé le Forum de l’investissement en Afrique qui se tiendra l’année prochaine. M Adesina a conclu son discours en exhortant les dirigeants à continuer de soutenir la BAD à travers une augmentation générale du capital de la Banque afin qu’elle puisse remplir sa mission d’accélération de la croissance et du développement de l’Afrique au cours des dix prochaines années.


Publié le 24-08-2017 par LA Rédaction


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