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Les banques Marocaines en Afrique : le grand tournant !

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Le secteur des banques et son corollaire celui des assurances ont amorcé un véritable tournant ces derniers mois en Afrique.

 

Trois grands opérateurs et non des moindres ont créé l’évènement : L’acquisition par Atijariwafa Bank de 100 % de Barclays Bank Egypte, l’implantation du groupe Banque Centrale Populaire (BCP) dans de nouveaux pays africains et last but not the least : la cession de Saham Assurances au groupe sud-africain Sanlam.

Deux progressions et non des moindres et une cession. Un secteur bancaire en pleine expansion et un secteur des assurances pourtant l’un des fleurons africains de l’assurance, en retrait ou pour le dire autrement, en conversion.

Avec le retrait de Saham Assurances du marché africain, c’est un grand opérateur marocain des assurances présent sur 26 pays africains qui est tombée dans l’escarcelle sud-africaine. Le secteur des assurances marocaines ne dispose plus de champion africain.

En revanche, le secteur des banques marocaines continue de progresser sur le continent africain.

Le groupe Saham qui a annoncé la création d’un fond panafricain ne serait-t-il pas en train des se convertir dans le secteur le plus porteur en Afrique et ou les champions marocains en Afrique ont montré un savoir-faire indéniable et enregistré des succès certains ? Ce revirement spectaculaire ne sait-il pas le prélude à une conversion tout aussi spectaculaire ?

La rumeur circule sur une potentielle fusion ou une quelconque forme de partenariat entre Saham group et le groupe  BMCE Bank of Africa,  de Benjelloun. Bien que l’information ait été démentie par les deux protagonistes, la logique de la cession de Saham et l’analyse de cette progression spectaculaire des deux autres banques marocaines dans le continent, viennent corroborer ces faits.

Le discours de SM le Roi Mohammed VI adressé au Crans Montant Forum qui constitue à l’évidence une feuille de route de la nouvelle politique africaine du Maroc semblent aller dans le même sens. Le Maroc est déterminé à continuer son partenariat gagnant-gagnant en Afrique et entend se donner les moyens de cette politique. L’expérience a montré que le financement est le plus grand obstacle devant les grands projets lancés par le Souverain en Afrique. Si le Maroc arrive à créer des mastodontes financiers en Afrique, la levée des fonds pourrait s’avérer plus aisée. Mieux encore, l’Afrique riche de ses ressources humaines et son potentiel économique a besoin de telles banques disposant d’une grande expérience à gérer le risque dans le continent africain, pour accompagner cette nouvelle dynamique que connait le continent.

Il faut dire que les résultats enregistrés par les deux banques en Afrique ont fait booster leurs résultats globaux. En 2017, l’activité à l’international a contribué à hauteur de 18 % dans le produit net bancaire (PNB) global de la BCP, contre 15 % en 2015, grâce notamment au puissant réseau de Banque atlantique, qui couvre à lui seul les huit pays de la zone UEMOA.

Tandis que la finalisation de l’achat de 100 % de Barclays Egypte par Attijariwafa Bank a fait bondir le PNB des filiales africaines (+ 45,2 %), représentant désormais presque 33 % du PNB du groupe.

Si des avancées importantes ont été réalisées par des deux banques Attijariwafa Bank et la BCP, la BMCE Bank of Africa de Sire Othman Benjelloun est resté en berne ces derniers mois.

Pendant que les deux champions nationaux Attijariwafa Bank et la BCP se livrent des batailles ardues pour gagner plus de parts de marché sur le continent africain, BMCE Bank attend son tour pour mieux se lancer avec son « nouveau partenaire » ? Le lion africain ne serait-il pas en train de se préparer et d’attendre la finalisation de l’opération du siècle pour mieux bondir avec un nouveau souffle ?


Publié le 19-03-2018 par LA Rédaction


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