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Classement des pays africains selon le rapport Doing Business 2018

Doing Business 2018

La Banque Mondiale a publié hier, mardi 31 octobre, son rapport Doing Business 2018 : Réformer pour créer des emplois. Ce rapport annuel mesure les régulations favorables et défavorables à l’activité commerciale et présente des indicateurs quantitatifs sur la réglementation des affaires ainsi que sur la protection des droits de propriété de 190 économies au fil du temps.
Cette 15e édition du rapport, qui mesure chaque année la facilité de faire des affaires pour les petites et moyennes entreprises du monde entier, rappelle que 3 188 réformes ont été engagées depuis le lancement du premier volume, en 2003.

« La création d’emplois fait partie des avancées porteuses de transformations que les pays et leurs habitants peuvent réaliser dès lors que l’on permet au secteur privé de se développer. Des règles équitables, efficaces et transparentes, comme les défend le rapport Doing Business, améliorent la gouvernance et endiguent la corruption », souligne Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale.

Les pays en développement ont été à l’origine de 206 réformes, soit 78 % de tous les changements introduits dans le monde l’an dernier. Avec 83 réformes à son actif, l’Afrique subsaharienne détient le record pour la deuxième année consécutive, devant l’Asie du Sud qui affiche elle aussi une performance exceptionnelle (20 réformes). Pour l’essentiel, les efforts ont porté sur l’amélioration de l’obtention de prêts et la création d’entreprise (38 réformes dans chacun de ces domaines) mais également sur la facilitation du commerce transfrontalier (33 réformes).

En Afrique du nord, Djibouti intègre le Top 10 des réformateurs

Grâce aux cinq réformes mises en œuvre pour la création d’entreprise, l’obtention des permis de construire, le transfert de propriété, l’obtention de prêts et la protection des investisseurs minoritaires, Djibouti rejoint le groupe des dix pays ayant le plus amélioré leur climat des affaires.

A côté, l’Égypte a amélioré la protection des investisseurs minoritaires en renforçant les droits des actionnaires et leur rôle dans les décisions de l’entreprise.

Quant au Maroc, il a simplifié le paiement des taxes et des impôts, en optimisant le système en ligne pour remplir ses déclarations et acquitter l’impôt, et réduit le nombre de procédures requises pour créer une entreprise.

Globalement, l’Afrique du Nord affiche de belles performances dans quatre domaines, à savoir : l’obtention des permis de construire, le raccordement à l’électricité, le transfert de propriété et le paiement des impôts et taxes. Dans trois domaines cependant, la région est à la traîne. Il s’agit notamment de l’obtention des prêts, du commerce transfrontalier et du règlement de l’insolvabilité.

Le Maroc classé premier au niveau de la région

Le Maroc est premier dans le classement au niveau de l’Afrique du nord avec un score de 67,91 points. Il est suivi de près par la Tunisie (88ème dans le monde), puis l’Egypte (128ème) et l’Algérie (166ème). Dans le continent africain, le royaume est troisième, précédé par l’île Maurice qui occupe la première place (25ème), le Rwanda est second (41ème) puis le Botswana quatrième dans le continent (81ème) et l’Afrique du sud cinquième (82ème). Dans le monde arabe, le Maroc est classé troisième, les Emirats Arabes unis détiennent la palme, occupant la 21ème place au niveau mondial alors que le Bahreïn est 66ème.

A noter enfin qu’au niveau du classement général établi par le rapport Doing Business 2018, la Nouvelle-Zélande occupe, pour la deuxième année consécutive, la première place en matière de climat des affaires dans le monde, suivie par le Singapour qui obtient la 3ème place, le Danemark 4ème et la Corée du Sud, 5ème.


Publié le 01-11-2017 par LA Rédaction


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