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Industrie ferroviaire : Siemens négocie avec Bombardier et Alstom

Industrie ferroviaire : Siemens négocie avec Bombardier et Alstom

Alstom et Siemens ont confirmé vendredi la tenue de discussions en vue de rapprocher leurs activités ferroviaires. D’un autre côté, Siemens n’aurait toutefois pas encore abandonné les discussions avec Bombardier. L’Allemand fera son choix dans les prochains jours.

Le français Alstom et l’allemand Siemens ont confirmé vendredi discuter d’un rapprochement de leurs activités ferroviaires. Les autorités françaises voient d’un « très bon oeil » ces discussions susceptibles de donner naissance à un spécialiste du ferroviaire qui serait très compétitif dans un marché désormais difficile. Le porte-parole du gouvernement français a indiqué que la France n’avait rien contre une telle opération si l’emploi était préservé.
« Aucune décision finale n’a été prise, les discussions sont en cours et aucun accord n’a été conclu », a écrit le groupe français dans un communiqué. Selon le journal Le Monde, une annonce pourrait être faite dès mardi 26 septembre, au lendemain des élections allemandes, un conseil d’administration d’Alstom étant prévu ce jour-là. Le dossier aurait été discuté entre les services d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel. Siemens envisage d’apporter à Alstom ses activités ferroviaires, à la fois le matériel roulant et l’activité signalisation, qui seraient valorisés autour de 7 milliards d’euros. En échange, le groupe français lancerait une augmentation de capital réservée au conglomérat allemand, détaille Le Monde.
Dans ce scénario, Siemens pourrait obtenir, selon la prime qu’il consentirait et les valorisations retenues, entre 45% et 50% du capital d’Alstom. Bombardier toujours en lice Une source proche du dossier avait déclaré jeudi à Reuters que Siemens discutait d’une fusion de son pôle ferroviaire avec celui d’Alstom, mais aussi avec celui du canadien Bombardier.
Selon cette source, le groupe allemand choisirait dans les jours à venir avec lequel des deux il poursuivra les négociations. « Les chances d’Alstom sont meilleures », indique autre source au fait du dossier, tout en ajoutant: « Tout reste ouvert, ça bouge beaucoup. » S’il choisissait le groupe français, Siemens prendrait une participation majoritaire dans le groupe, 50% plus quelques actions, mais le PDG d’Alstom Henri Poupart-Lafarge resterait à la tête de l’entité fusionnée, a précisé la première source.
La situation financière d’Alstom est plus forte que celle de Bombardier, a noté la deuxième source. Le groupe canadien, a-t-elle ajouté, veut le contrôle du nouveau groupe, ce qui n’est pas acceptable pour Siemens. En outre, les positions des responsables politiques français et allemands seraient alignées concernant un accord entre Siemens et Alstom.


Publié le 26-09-2017 par LA Rédaction


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