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Innovation : l’Afrique invente son propre modèle, selon Mazars

Abdou Diop, Managing Partner de Mazars au Maroc

À l’occasion de l’édition 2017 de l’Africa CEO Forum, le groupe international d’audit et de conseil Mazars dévoile les enseignements de son étude « Afrique : les nouvelle voies de l’innovation – dans le sillage des catalyseurs de l’intrapreneuriat et de l’open innovation ». Propulsée par l’intrapreneuriat et l’innovation, l’Afrique connait aujourd’hui une transformation décisive. À travers cette étude, Mazars part à la rencontre d’entrepreneurs et d’entreprises qui ont développé des initiatives locales pragmatiques et innovantes.

L’innovation devient une priorité stratégique pour un nombre croissant d’entreprises établies en Afrique, qui disposent rarement des ressourcesinternes et de l’agilité nécessaires pour se transformer, qui plus est rapidement ».

S’inspirant des succès extérieurs sans chercher à les copier et s’adaptant aux réalités locales pour générer de nouveaux projets, les entrepreneurs innovants africains contribuent à inventer de nouveaux modèles. Certaines entreprises misent sur le potentiel d’innovation de leurs collaborateurs. D’autres s’ouvrent à des acteurs externes, parmi lesquelles les start-ups.De Dakar à Nairobi, du Cap à Casablanca, les expérimentations d’intrapreneuriat et d’open innovation se multiplient, créant une dynamique panafricaine.

« Continent de la disruption technologique, l’Afrique franchit actuellement une nouvelle étape en matière d’innovation. Après les success stories des fintechs et de la bancarisation du secteur des télécommunications, le continent connaît un nouvel  élan avec les pratiques d’intrapreneuriat et d’open innovation qui apportent des solutions locales pragmatiques dans des environnements ne bénéficiant pas toujours des ressources internes et du cadre réglementaire propices à la création d’offres innovantes. C’est désormais aux entreprises de s’impliquer dans ce type de démarches afin de répondre  aux besoins de proximité du marché et de créer une culture d’agilité qui les aidera à réinventer leur business model», explique Abdou Diop, Managing Partner de Mazars au Maroc.

Les initiatives d’intrapreneuriat et d’open innovation constituent également une composante importante de l’attraction et de la rétention des talents. L’étude Mazars révèle ainsi que près de 90% des répondants indiquent que l’ouverture d’une entreprise à l’innovation et à l’intrapreneuriat est un critère qui les inciterait à la rejoindre.

L’Afrique : des écosystèmes entrepreneuriaux aux multiples facettes

Le continent africain est en ébullition numérique : bourgeonnants en Afrique centrale ou dans l’Ouest francophone, en phase de développement accéléré comme au Rwanda, structurés comme l’exception sud-africaine. D’autres encore bénéficient de positions privilégiées comme au Maroc, proche historiquement des États-Unis et géographiquement de l’Europe, ou en Egypte, qui profite de sa proximité avec le Moyen-Orient.

L’étude Mazars démontre qu’aujourd’hui un peu partout des précurseurs montrent la voie rapprochant les mondes des entreprises établies et des entrepreneurs/innovateurs, ou libérant le potentiel « intrapreneurial » des salariés.

Elle nous apprend également qu’il existe un écart de maturité entre les écosystèmes anglophones et francophones. Ainsi, seules 16% des personnes anglophones interrogées pensent que leur entreprise n’a pas fait de l’innovation une priorité contre 25% côté francophone. L’Afrique anglophone dispose en effet d’un terreau d’innovation important, à Nairobi, à Lagos, à Johannesburg et au Cap, à Accra ou à Kigali.

La mondialisation avancée et les technologies de communication instantanée renforcent les interconnexions entre les écosystèmes africains mais aussi au-delà des frontières. L’étude Mazars met ainsi en avant la manière dont des start-ups de la diaspora africaine s’allient à des grands groupes pour prolonger l’aventure dans leurs filiales africaines, ou  encore l’intérêt croissant pour l’Afrique de start-ups internationales, notamment dans les Fintechs.

Si le courant d’intrapreneuriat et d’open innovation gagne petit à petit du terrain et de la visibilité en Afrique, beaucoup reste à faire, dans la majorité des écosystèmes, pour qu’émergent plus d’entrepreneurs pérennes : assouplissement des cadres ou encore facilitation de l’accès au marché de la part des entreprises établies.

 

 

À propos de Mazars

Mazars est une organisation internationale intégrée et indépendante spécialisée dans l’audit, le conseil ainsi que les services comptables fiscaux et juridiques. Au 1er janvier 2017, Mazars est présent dans les 79 pays qui forment son partnership international intégré.

Mazars fédère les expertises de 18 000 femmes et hommes. Emmenés par 950 associés, ils servent leurs clients à toutes les étapes de leur développement : de la PME aux grands groupes internationaux en passant par les entreprises intermédiaires, les start-ups et les organismes publics. En Afrique, Mazars est présent dans 25 pays avec 2 500 collaborateurs répartis dans 45 bureaux. www.mazars.com – www.linkedin.com/company/mazars – www.twitter.com/mazarsgroup

 

À propos de l’Africa CEO Forum

L’AFRICA CEO FORUM est le rendez-vous de référence des responsables les plus influents de la finance africaine et internationale et des dirigeants des grandes entreprises africaines. Il est le lieu privilégié d’échanges sur les enjeux du développement économique des entreprises africaines dans un environnement de qualité, propice aux rencontres d’affaires

Spécialistes de la banque, du capital-investissement, des marchés financiers, représentants des institutions financières internationales : chaque année, plus de 1 000 participants, dont plus de 600 PDG et plus de 100 intervenants de haut niveau, représentant 63 pays différents (dont43 africains) sont attendus à l’AFRICA CEO FORUM.

www.theafricaceoforum.com


Publié le 22-03-2017 par LA Rédaction


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