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L’industrialisation de l’Afrique au menu des assemblées annuelles de la BAD

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Les Assemblées annuelles 2018 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), s’ouvrent ce lundi 21 mai 2018 à Busan, en Corée du Sud. Placé sous le thème « Accélérer l’industrialisation de l’Afrique», le choix de ce thème traduit la volonté d’une industrialisation durable en Afrique comme moyen de favoriser sa transformation structurelle.

 

Alors que l’Afrique connaît une forte croissance économique depuis près de deux décennies, l’industrialisation ne s’est pas développée dans la même mesure sur le continent. En moyenne, l’industrie africaine génère seulement 700 dollars EU de PIB par habitant, ce qui représente à peine un cinquième du chiffre correspondant pour l’Asie de l’Est (3 400 dollars EU). En outre, les exportations africaines sont constituées de produits manufacturés à faible intensité technologique et de ressources naturelles non transformées, qui représentent plus de 80 % des exportations de l’Algérie, de l’Angola ou du Nigeria, par exemple.

L’industrialisation de l’Afrique est l’une des cinq (05) priorités de la BAD pour accélérer le développement du continent. « Le secret de la richesse des nations est clair : les pays développés ajoutent de la valeur à tout ce qu’ils produisent, tandis que les pays pauvres exportent des matières premières. L’Afrique doit cesser d’être au bas de la chaîne de valeur mondiale et s’industrialiser rapidement, en ajoutant de la valeur à tout ce qu’elle produit », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD.

Le thème suscite beaucoup d’intérêt au moment où les entreprises coréennes et asiatiques sont de plus en plus actives en Afrique. Quelles leçons l’Afrique peut-elle tirer de l’expérience de développement de la Corée ? Les relations entre l’Afrique et la Corée, bâties sur un modèle gagnant-gagnant, peuvent-elles permettre au continent de revendiquer une part plus importante du commerce mondial ? Les liens commerciaux et financiers afro-asiatiques peuvent-ils favoriser le développement du secteur privé africain ? Quels sont les leviers politiques les plus efficaces qui pourraient favoriser la transformation structurelle sur le continent ? Comment le continent peut-il tirer des leçons des expériences de la Corée et des nations africaines les mieux placées en ce domaine, telles que Maurice, le Maroc, l’Éthiopie et le Rwanda, dans le processus d’industrialisation ? Ces questions et bien d’autres seront débattues lors des Assemblées annuelles de Busan.

Les Assemblées annuelles constituent l’un des plus grands rassemblements économiques en Afrique. Des milliers de délégués, des chefs d’État, des représentants du secteur public et du secteur privé, les partenaires au développement et les universitaires réfléchiront sur l’industrialisation de l’Afrique — l’une des priorités stratégiques High 5 de la Banque à même d’améliorer les conditions de vie des Africains.


Publié le 21-05-2018 par LA Rédaction


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