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SYMPHOS : une 4e édition riche en enseignements



Le SYMPHOS 2017 (Symposium International sur l’Innovation et la Technologie dans l’Industrie des Phosphates) dans sa 4e édition a connu la participation d’éminents scientifiques de renommée internationale. Leurs interventions ont éclairé un auditoire venu nombreux pour s’informer sur l’importance de l’innovation dans la protection de notre planète et la garantie d’un développement industriel et agricole respectueux de l’environnement et de l’écosystème.

Ainsi lors de cet évènement,  l’industrie des batteries en lithium destinées aux voitures électriques était au cœur des débats. Amine Khalil, de Argonne National Laboratory (USA), a évoqué l’importance que prenait d’année en année la batterie et son implémentation progressive pour réaliser une mobilité aussi futuriste que respectueuse de l’environnement. Il n’était pas question d’évoquer les véhicules électriques sans mentionner un nom important : celui de Tesla. Ce constructeur de voitures électriques est devenu aujourd’hui plus rentable que des multinationales telles que GM ou Daimler. Davantage de constructeurs automobiles commencent à prendre conscience de l’importance du véhicule électrique. Des pays comme l’Inde ou la Chine, minés par la pollution, passent de plus en plus commande pour ce type de véhicule et la majorité des constructeurs (Nissan, GM, Volkswagen etc.) sont en train de faire doucement évoluer leur industrie pour l’adapter à la production de véhicules à zéro émission de carbone.

Un autre sujet a été aussi objet d’intervention. Il s’agit du rôle des fertilisants dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Une thématique qui interpelle le monde entier. Répondre à aux interrogations qu’elle pose est d’ailleurs l’objectif d’un symposium de carrure mondiale tel que le SYMPHOS.

Ainsi, le Professeur Tekalign Mamo, directeur du Centre de recherches sur le sol et les fertilisants en Afrique et qui relève de l’École Polytechnique Mohammed VI (Université de Benguerir), nous cite pour exemple la situation de l’Éthiopie et les mesures que ce pays a entrepris afin de protéger son sol agricole et se sortir de l’insécurité alimentaire qui l’avait tétanisé durant des années. Le pays vient d’établir une carte de la fertilité de ses sols destinée à répertorier les différents besoins des agriculteurs, dans le but d’optimiser les rendements et d’empêcher toute pollution du sol. Le pays s’est ainsi peu à peu sorti de la terrible crise d’inanition qui avait frappé sa population. Aujourd’hui, l’Ethiopie a définitivement tourné la page face au spectre de la famine. Ce pays envisage même d’assurer son autonomie alimentaire sur le moyen terme et devenir un pôle agricole important en Afrique sur le long terme.

Sur un autre registre, le Professeur GM Patel, directeur technique au CIFC (New Delhi, Inde), a décortiqué les différents procédés permettant d’aboutir à la production de l’acide phosphorique et du rôle des additifs chimiques dans cette industrie très particulière. Très important, l’acide phosphorique est un produit qui trouve plusieurs applications dans le domaine industriel, notamment dans la constitution de détergents, dans la préparation de boissons non alcoolisées, mais aussi dans la confection de métaux inoxydables, et dans la transformation des phosphates… Toutefois, son importance la plus caractéristique réside dans le fait qu’il s’agisse d’un ingrédient majeur intervenant dans la fabrication d’engrais. Le Professeur Patel nous explique que, grâce à l’innovation technique et technologique, les procédés de production de l’acide phosphorique sont désormais entièrement maitrisés, minimisant de fait les impacts éventuels sur l’environnement et permettant aussi de réaliser l’efficience en termes de productivité.

Les procédés d’optimisation du phosphate, quelle importance ?

Presque simultanément au SYMPHOS, se déroulait une autre conférence, cette fois sur l’importance des procédés d’optimisation du phosphate durant toutes les étapes de son industrialisation, allant de son extraction de la mine à sa commercialisation sur le marché. Animée par Alexei Michailovski, qui travaille pour le compte de la célèbre multinationale allemande BASF SE, cette conférence fut l’occasion de revenir sur les différents process logistiques et matériels qui caractérisent tout le circuit de transformation du phosphate. L’auditoire était intéressé par quasiment toutes les étapes, à commencer par l’extraction du produit brut jusqu’à l’aboutissement au produit fini. L’intervenant a été assailli par des questions extrêmement pointues posées par les nombreux participants désireux de comprendre davantage le fonctionnement de ces différents process.

Les sessions de l’après-midi ont débuté par la troisième séance plénière de cette seconde journée du SYMPHOS. Celle-ci fut présentée par Pascal Du Bois D’enghien, directeur de projet chez le spécialiste des technologies de production de l’acide sulfurique MECS Europe/Africa BVBA (Belgique). D’enghien n’a pas manqué de décrire ce qu’était une stratégie de maintenance en industrie, en évoquant son importance pour réaliser une productivité fluide, optimisé et sécurisée.

Cette seconde partie de la journée a vu le défilement de nombre de brillantes interventions développées par un parquet d’éminents scientifiques et de spécialistes de la chimio industrie. Ces derniers ont disserté durant plusieurs heures sur des sujets aussi éclectiques et variés que les processus de purification de l’acide vert à l’aide de solvants, l’industrie pétro chimique, ou encore les techniques de synthétisation de fluor de calcium à partir d’acides.

Parmi les sujets intéressants qui furent passés au crible et qui ont fortement mobilisé l’attention de l’assistance, l’usage de l’apatite de calcium de phosphates à des fins médicales. Une intervention réalisée par le professeur Allal Barroug, de l’Université Caddi Ayyad de Marrakech. Possédant des aspects multiples avec une structure multicolore, l’apatite fut longtemps confondue avec des minéraux très divers. Sa composition chimique n’a pu être déterminée qu’à partir de la fin de xviiie siècle. L’apatite est le minéral le plus important intervenant dans la composition des tissus osseux et dentaires. Il constitue également une source conséquente de phosphore destinée à fabriquer les engrais artificiels.


Publié le 12-05-2017 par LA Rédaction


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